Un remoot ambitieux qui promettait du renouveau ? C’est surtout un crash spectaculaire de la franchise qui brille par son manque d'idée et constitue la démonstration ultime, s'il en fallait une, qu'Hollywood est arrivé à bout de souffle. Gareth Edwards signe un blockbuster creux, dénué d’âme, qui oublie tout ce qui faisait le sel de Jurassic Park : l’émerveillement, la tension, la fascination. À la place, un scénario indigent, des personnages sans consistance, une absence criante de frissons… et des dinosaures (moches à faire peur) relégués au second plan ou vidés de toute aura. Malgré un casting flambant neuf, le film aligne les clichés, les effets numériques lassants et les références mal placées. Jurassic World : Renaissance n’est pas une renaissance, mais l’illustration parfaite de l’extinction de l’imagination à Hollywood.