L’environnement de la planète se révèle hostile pour la plupart des dinosaures. Ceux qui subsistent vivent dans des zones équatoriales isolées. Parmi ces créatures, trois spécimens renferment peut-être la clé d’un remède qui pourrait changer le destin de l’humanité…
Et bis repetita ? C’est un peu l’impression que nous donne ce 7ème opus, à savoir, une énième expédition dangereuse sur une île abandonnée et infestée de dinosaures. Après Isla Nublar & Isla Sorna, l’intrigue se déroule sur l'île Saint-Hubert, terrain jeu d’expériences scientifiques visant à créer des dinosaures génétiquement modifiés et qui, roulement de tambours,
ont réussi à s’échapper (oh, quelle surprise !).
Du haut de ses 2h15 bien trop longues (pour ce qu’il à de peu à raconter), Jurassic World - Renaissance (2025) n’est finalement rien d’autre qu’un safari dans une jungle peuplée de dinosaures et autres créatures génétiquement modifiées, avec un casting hétéroclite et interchangeable (des mercenaires d’un côté et un homme d’affaire véreux de l’autre, soit à peu près, tout ce que l’on retrouve dans la plupart des films de la franchise). Alors on est en droit de se poser la question. Qu’est-ce que peut bien nous offrir de nouveau cet énième opus qui semble avoir épuisé toutes ses cartes ? Hormis une séquence de chasse en bateau assez originale pour le coup, tout le reste ressemble à une banale redite, au coeur d’un scénario en mode pilote-automatique.
Le film aurait gagné à être resserré et épuré tant il se retrouve plombé par des sous-intrigues et des personnages secondaires qui n’apportent strictement rien à l’histoire principale. On se retrouve comme toujours avec des protagonistes de second plan
qui ne sont là que pour faire office de chair à canon, sans parler de la petite famille qui ralentit considérablement l’intrigue (avec le boyfriend qui ne sert à rien d’autre en dehors d’être un gimmick alors même que le contexte ne s’y prête pas ou encore la petite fille (qui n’est autre qu’un décalque de Camilla Belle dans Le Monde perdu - 1997) et qui est totalement sous-exploitée).
Côté réalisation, il faut néanmoins reconnaître que Gareth Edwards (The Creator - 2023) s’en sort bien, face à un scénario aussi paresseux, mais l’absence de tension fait cruellement défaut. Finalement, il n’y a ici de "renaissance" que le titre, car dans le fond, c’est plutôt bis repetita…
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La franchise au complet :
│ Jurassic Park (1993) ★★★★
│ Jurassic Park : Le Monde perdu (1997) ★★☆☆
│ Jurassic Park 3 (2001) ★★★☆
│ Jurassic World (2015) ★★☆☆
│ Jurassic World : Fallen Kingdom (2018) ★★☆☆
│ Jurassic World : Battle at Big Rock (2019) ★☆☆☆
│ Jurassic World : Le Monde d'après (2022) ☆☆☆☆
│ Jurassic World - Renaissance (2025) ★★☆☆