On se délecte de voir Luchini jouer avec verve et fantaisie à l’époque où il n’avait pas encore sombré dans l’outrance et l’auto caricature.
On attend d’un acteur qu’il soit un interprète et pas un artiste de music hall qui débite son numéro, un paillasse à la Fernandel.
Dans l’année Juliette le rôle essentiel de cet anesthésiste est à la fois crédible et pertinent, amusant et astucieux. Comment éviter les encombrements de la relation de couple tout en entretenant des relations passagères avec ses conquêtes, garder le meilleur sans avoir le pire?
C’est bien simple, pour éviter les incrustes, on invente un amour fictif, une relation mythologique qui chasse les importunes.
Le hic c’est qu’à force de créer un personnage de femme idéale, on finit par y croire.
De là à sombrer dans la schizophrénie, il n’´y a qu’un pas…
Le final est trop amusant pour qu’on le divulgâche!