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Il est toujours amusant de réaliser combien, à toutes les époques, on aime se faire rouler dans la farine et abuser par les imposteurs les plus outrageusement ambitieux et dénués de scrupules : c'est...
...c'est certainement comme cela que la noblesse anglaise (et française !) se voyait dans l'ancien régime.
Yórgos Lánthimos, le réalisateur de nationalité grecque s'attaque à la moelle épinière de la perfide Albion: sa reine et sa cour. Son storyboard et sa mise en scène sont particulièrement efficaces. Il est difficile de s'ennuyer, la tension narrative étant permanente. Mieux qu'un "page-turner" en littérature. L'utilisation de l'objectif fisheye est une vraie signature de style. C'est enlevé, spirituel et léger malgré un thème poisseux.
Nous voilà au début du XVIIIème siècle dans une représentation tout de même fantasmée et légèrement caricaturale. Je suppute une exagération de la hauteur des perruques. L'influence punk est arrivée plus tard.
Place aux femmes : trois actrices jouent les premiers rôles. Emma Stone et Rachel Weisz ont bien fait de participer à ce tournage. Une pierre blanche dans leur carrière. Mais Olivia Colman en Queen Ann a marqué de son empreinte puisqu'elle a gagné l'Oscar de la meilleure actrice. C'est mérité.
Le film est bardé de distinctions et de prix.
A voir pour l'originalité du traitement et pour découvrir un auteur singulier.
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Créée
le 4 mars 2019
Critique lue 1.3K fois
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