Un homme se rend sur une plage aux vastes étendues de sable, à la recherche d’insectes rares. La nuit tombée, il accepte de passer la nuit chez l’habitant – une femme seule – dont la modeste cabane se trouve au fond d’un fossé de sable entouré de dunes. Le lendemain, l’homme veut quitter la cabane mais ne peut sortir du fossé car l’échelle à corde qui était suspendue aux abords de la dune a disparu. Il se rend compte qu’il est prisonnier et tente de s’enfuir par tous les moyens possibles, sans y parvenir.
Toute l’intrigue de La Femme des sables d’Hiroshi Teshigahara, adaptation cinématographique du roman éponyme de l’écrivain avant-gardiste Kōbō Abe, repose sur un objectif clair et simple : fuir pour retrouver la liberté. Cependant, grâce à un subtil jeu de symétries et de correspondances soutenues par le montage et les mouvements de caméra, le huis-clos et l’étrange univers de sable au cœur desquels évoluent les deux personnages principaux, l’homme et la femme, distillent au compte-gouttes le réel enjeu de l’histoire : le parcours mental et psychologique d’un homme vers sa liberté intérieure et sa place dans l’univers.
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