L’aventura prend le contre-pied total de la comédie romantique estivale classique. Oubliez les couchers de soleil glamour et les flirts sous les pins. Ici, les vacances riment plutôt avec disputes, galères, chaleur et matière fécale.
Narré par Claudine, 11 ans, souvent interrompue par son frère Raoul (3 ans, expert en chaos sonore et situations scatologiques), le film enchaîne les saynètes de vacances avec un naturel déroutant. Les dialogues, omniprésents, finissent par oppresser, et l’attachement aux personnages reste difficile. Ça parle tout le temps, souvent pour ne rien dire, ce qui finit par donner envie de couper le son.
Et pourtant, il y a une vraie idée derrière ce foutoir solaire : celle de filmer les vacances comme elles sont souvent vraiment. Pas comme on aimerait s’en souvenir, mais comme on les vit : en chapeau de paille abîmé, dans une location trop petite, avec les nerfs à vif et les enfants qui braillent. Une chronique de l’ennui, de l’usure du couple, des petits riens absurdes et des lieux iconiques pendant 15 jours.
Un film aussi agaçant qu’attachant, qui sent fort la crème solaire et le vécu.