Quatre après La malédiction, Le retour de Chucky est la suite directe où plusieurs années après, la même jeune femme (toujours jouée par Fiona Dourif) est internée parce qu'elle est accusée d'avoir tuée toute sa famille. Sauf que la poupée est de retour pour lui jouer de mauvais tours.
Septième et sans doute dernier volet de la longue franchise initiée par Don Mancini, celui-ci est toujours le maitre d'oeuvre derrière la caméra pour une histoire cette fois destinée au marché de la vidéo, et ça se voit dans les décors, qui se résument en somme à un hôpital où tout y est dans un blanc aveuglant, un cache-misère pour nous montrer en fait qu'il y a un seul couloir et une seule pièce, agencée de différentes façons, un bureau, un lit... C'est aussi l'occasion de faire revenir Andy, encore joué par Alex Vincent près de trente ans après le premier film Chucky, ainsi que plusieurs autres acteurs de la saga comme Jennifer Tilly, mais celui qui nous intéresse le plus est la poupée de sang. Avec la voix inimitable de Brad Dourif, qui joue très bien du côté méta qu'il y a à vouloir s'en prendre au personnage joué par Fiona Dourif, sa propre fille.
Le film est généreux en gore, avec certains moments bien crus, qui confinent parfois au second degré, mais on sent qu'il n'y a guère d'argent pour évoluer en-dehors de l'hopital, malgré une réalisation assez soignée qui singe Brian De Palma, avec notamment l'emploi des doubles focales ou de split-screen.
En dépit de ce film assez moyen, la saga a tenté en vain un reboot en 2018, sans Mancini, et ce dernier a repris la commandes de sa propre création avec une série télé, qui est encore la suite de toute la saga, qui a démarrée fin 2021. Du coup, encore du Good Guy en perspective !