J’aurais dû écouter Kalian, le seul de mes illustres éclaireurs à avoir vu la lumière dans ce noir délavé. Ca commence très bien, une sorte huis clos de nuit dans le salon de la belle hacienda avec une femme retenue prisonnière par son mari possessif, on voit juste pointer certains éléments un peu grossiers, n’en tenons pas rigueur. Cruelle erreur car le film va se mettre tout à coup à vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes à son spectateur et enchaîne avec la plus grande désinvolture les situations les plus ridicules et les plus invraisemblables jusqu’à devenir malgré lui une parodie de film noir.
Je ne vais pas trop m’attarder sur ce procès minable, ce nouveau départ qui pue l’artificiel à trente pieds, ces personnages qui se délitent au fur et à mesure du film et cette fin ridicule.
Pour un film qui cherche quelques échos dans Assurance sur la mort qui avait magnifiquement illustré la pourriture, le « rotten », on est bien loin du compte. Si je ne supporte pas qu’on me prenne pour quantité négligeable sur un film de 2012, je ne vois pas pourquoi je ferais exception pour un film des années 50.
Petites consolations, Van Heflin est très bon les 30 premières minutes et Robert Aldrich est assistant réalisateur sur ce film.