Le valeureux guerrier d'un clan déchu est maintenu en captivité dans une mine appartenant à ses ennemis, l'empire de Zol. Une nuit, une meute de loups portant en eux un mystérieux mal détruisent la mine, permettant au guerrier, nommé Van, de s'enfuir avec une petite fille, Yuna. Mais l'empire de Zol va se mettre à pourchasser les fugitifs, car ils ont miraculeusement survécu à la maladie portée par les loups, et qui menace leur roi si on n'apporte pas le sang de Van pour trouver un remède.
Le roi cerf est le premier film réalisé par Masashi Andō, un ancien du Studio Ghibli, et je dois dire que cela se voit dans la mise en scène, fortement inspirée de Miyazaki : je pense en particulier à Princesse Mononoke. Ce qui nous vaut une esthétique très réussie, avec là aussi une musique particulièrement inspirée, et un personnage de Yuna assez attachant, avec la dent qui lui manque.
Mais je trouve que le film aurait mérité d'aller davantage à l'épure tant il complexifie pour un rien le scénario, avec moulte informations balancées dès les premières minutes, et avec une fin là aussi expédiée, sur le rôle de protecteur qu'a Van pour la petite fille, plus liés qu'on pourrait le croire.
Masashi Andō n'a sans doute pas pu se libérer du carcan de son mentor, car le thème de la filiation et de la nature y est similaire, mais Le roi cerf n'est pas un mauvais film pour autant.
Disons qu'il aurait gagné à davantage de simplicité, mais gageons que le réalisateur saura s'améliorer pour le futur.