Aaron Sorkin est un sorcier.
Son dada, ces sont les lieux de pouvoir, les lieux où les personnages qu'il scénarise sont au sommet de leur branche. Le truc, c'est qu'il comprend intimement comment ces endroits fonctionnent, à quoi ces gens carburent.
Son exploit, c'est de transformer des sujets aussi peu sexy que les arcanes de la maison blanche (the west wing), la création de Facebook (The Social Network) ou le sport de haut niveau (le stratège, qui nous occupe ici) en œuvres intelligentes, éclairantes et étonnantes.
Pour le reste, ça cause baseball, il faut s'imaginer, transposé dans notre bel hexagone, Guy Roux lutant pour monter une équipe potable pour la saison suivante avec un budget famélique. Mais un Guy Roux manager, par entraineur. Et avec la gueule de Brad Pitt.
Et même si vous n'entravez rien à ce jeu de baballe à batte (je ne connais pour ma part que les règles de base, autant vous dire que les subtilités tactiques de positionnement me passent à 12000 pieds au dessus du crâne), vous suivrez cette saison 2002 des Oaklands Athletics avec assiduité et curiosité.
Le sport fait partie de ces thèmes ou les réalisateurs ou scénaristes passent un test décisif: en général peu de compromis entre la réussite éclatante ou le torche-cul baveux.
Good news, le Aaron démarre une nouvelle série sur HBO ayant pour thème les arcanes d'une chaine info US.
Miam.