Multiples changements de réalisateurs, réécritures à foison, report de la sortie, Le voyage d’Arlo aura connu bien des déboires. Et malheureusement, ça se voit à l’écran…
Imaginez qu’il ya 65 millions d’années, l’astéroïde qui a frappé la Terre n’ait fait que la frôler. Imaginez que les dinosaures aient survécut. Où en serait-on des millions d’années plus tard ? C’est le postulat de base d’un film qui ne se passe pas à notre époque mais plutôt à une ére préhistorique. Arlo est le plus jeune membre d’une famille d’herbivore qui gére un champ. Par une suite de circonstance, et alors qu’il est le plus faible de la famille, et peureux en plus, il se retrouve éloigné et doit retourner chez lui. Pendant le trajet, il se liera d’amitié avec Spot, un jeune humain sauvage…
Le voyage d’Arlo n’est pas non plus le raté que l’on aurait pu craindre. Il réserve d’ailleurs quelques trés belles scénes. De son intro à la présentation de son histoire à Spot avec quelques branches, il arrive à plusieurs reprises à nous toucher au plus profond de notre âme. Visuellement aussi, entre l’envol des lucioles que l’on peut voir dans la bande annonce et un délire alcoolisé à mourir de rire, le film assure. Et globalement, il se laisse suivre avec un certain plaisir, loin du « film pour enfant » dont l’on taxé certaines critiques (l’histoire réserve quelques passages assez durs qui parleront plus aux parents).
Mais là où il pêche, c’est dans sa progression. le scénario est classique et ne réserve que peu de surprise, passant trop vite sur certains événements (j’ai même eu l’impression que certains passages étaient manquant !) et cela donne donc au final un sentiment de trop peu, d’autant que l’humain sauvage ne prend pas en compte les capacités réels d’un humain. Il est en fait traité comme un simple animal de compagnie. Et donc, la banalité de l’histoire lui porte préjudice alors qu’il avait un potentiel bien plus grand. De la déception au sein d’un bon film malgré tout !