Un de mes gros coups de cœur de ce dernier tiers de l'année cinéma. Les galères d'une femme et de ses deux filles dans la frénétique Taipei, vues à travers les yeux de la benjamine âgée de cinq ans, qui comprend les événements et la situation générale par le filtre de son innocence et qui à la faveur d'une superstition portée par son grand-père, quant au fait qu'elle soit gauchère et que la main gauche est celle du diable, va concevoir un stratagème à partir de petits larcins faits avec cette main possédée pour tenter d'aider.
Film absolument charmant, qui a la politesse et la délicatesse, de ne jamais aller trop loin dans le sordide, de ne jamais faire subir à ces femmes, la mère notamment, plus que nécessaire et qui vous fera rencontrer et aimer la plus adorable des fillette.
Pour son premier film comme réalisatrice, l'une des collaboratrices les plus fidèles de Sean Baker, signe une œuvre superbe, poétique, photographiée de façon épatante et qui réserve en guise de vernis de finition un petit plot twist bien équilibré entre son effet de surprise et son intérêt scénaristique.