Canal+
Les Bad Guys 2
6.9
Les Bad Guys 2

Long-métrage d'animation de Pierre Perifel (2025)

Voir le film

The Bad Guys avait réussi à créer une petite surprise en 2022, en donnant enfin du cachet à un film DreamWorks. Certes ce n’était pas la panacée, surfant sur la formule "le méchant se rend compte que c'est mieux d'être gentil", éculée depuis Shrek, Megamind et autres Despicable Me, mais il se parait d’une animation singulière qui présageait la réussite formelle que serait Puss in Boots 2 la même année, puis The Wild Robot en 2024. Le premier écart du studio qui comprenait enfin qu’il y avait peut-être un truc à creuser en ne singeant plus le style Disney/Pixar.


J’étais donc curieux de voir ce que pouvait donner cette suite.


Et dès l’intro, le ton est donné. Ce sera pareil que le premier, mais avec plus de démesure. On retrouve donc cette ambiance et cette construction de heist movie à la Ocean’s Eleven où nos protagonistes crapuleux recèlent en vérité un bon fond, et sont même en tentative de réinsertion dans un monde qui reste bloqué sur sa première impression. C’est chic, c’est bling, et ça référence le genre à tout va, tout en se permettant des incartades vers le comics (support d’origine de la licence).


The Bad Guys 2 parvient à jongler entre ses nombreux protagonistes et à leur insuffler à chacun une âme, notamment via le casting vocal enjoué (en VO). Tout juste pourra-t-on regretter des antagonistes un peu en-deçà, et dont la leadeuse rappelle trop fortement le premier Kung Fu Panda. Mais le parcours de chacun, traité comme un tout, s’avère plus intéressant que celui du premier film grâce à la place permanente du doute sur le bien fondé d’une rédemption à laquelle personne ne croit. On est pas sur de la haute voltige scénaristique, mais ça fait largement le boulot pour laisser la place à de beaux moments de bravoure.


Car l’animation parfait ce qui avait été entamé en 2022, et culmine dans un dernier acte spatial qui part dans tous les sens et en envoie plein les mirettes. On est pas dans de l’émerveillement, mais plutôt dans une surcharge d’action décomplexée à la fluidité exemplaire. C’est chatoyant et survitaminé, et parfois même assez drôle.


The Bad Guys 2 est donc un bon cru, et laisse à penser que le studio du pêcheur sélène a encore de beaux jours devant lui.


Frakkazak

Écrit par

Critique lue 15 fois

D'autres avis sur Les Bad Guys 2

Les Bad Guys 2

Les Bad Guys 2

7

Behind_the_Mask

le 8 août 2025

Suivre

Pigeons et ignition : L'honneur des voleurs

C'était bien, Les Bad Guys, en 2022. Car même si mettre en scène des méchants n'était pas nouveau, le film soufflait un certain vent de fraîcheur bienvenu chez DreamWorks Animation.L'oeuvre aurait pu...

Les Bad Guys 2

Les Bad Guys 2

9

Youdidi

le 25 juil. 2025

Suivre

Y a-t-il des méchants pour sauver le monde ?

Il serait peu dire que j'ai adoré la fougue et l'irrévérence des Les Bad Guys, et que celles-ci ont marqué un tournant dans l'histoire du studio. En plus d'être l'un des meilleurs Dreamworks depuis...

Les Bad Guys 2

Les Bad Guys 2

8

cadreum

le 24 août 2025

Suivre

Vouloir être bon et être perçu comme tel

Qui est le film ? The Bad Guys 2 (2025), réalisé par Pierre Perifel et produit par DreamWorks, est la suite directe du succès d’animation de 2022. Là où le premier film proposait un récit...

Du même critique

Hollow Knight

Hollow Knight

10

Frakkazak

le 15 oct. 2019

Suivre

Waky Hollow : La légende du scarabée sans âme

J'avais commencé une partie en début d'année, et avait lâché l'affaire par frustration, ayant perdu tous mes geos dans une zone que je trouvais imbuvable (Soul Sanctum) après 3-4h de jeu. Mais devant...

Captain America: Brave New World

Captain America: Brave New World

2

Frakkazak

le 10 mars 2025

Suivre

Mou, Moche et Puant

Il était couru d’avance que Brave New World serait une daube. De par la superhero fatigue qu’a instauré la firme de Mickey par l’amoncellement de produits formaté sur les dix-sept dernières années...

Assassin's Creed: Mirage

Assassin's Creed: Mirage

4

Frakkazak

le 10 oct. 2023

Suivre

Mi-rage, mi-désespoir, pleine vieillesse et ennui

Alors qu’à chaque nouvelle itération de la formule qui trône comme l’une des plus rentables pour la firme française depuis déjà quinze ans (c’est même rappelé en lançant le jeu, Ubisoft se la jouant...