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Après avoir débuter à la télévision, Peter Hyams passe au grand écran en 1974 avec ces «Casseurs de Gangs», lancement d’une longue carrière cinématographique toujours en cours. Un polar noir, extrêmement cynique que l’on peut voit comme un prémisse à la vague des buddy movies des années 70 et 80.
Le cinéaste (également auteur du scénario) introduit ici la notion du couple de flics implacables que l’on pourra retrouver à l’époque dans le «Superflics» de Gordon Parks et les désormais rares «Anges Gardiens» de Richard Rush.
Dans ce film, il est donc question de deux flics de la mondaine qui pour faire face à une hiérarchie corrompue et à un mafieux bénéficiant d’une totale impunité, sont obligés de travailler en totale illégalité.
Une histoire simple qui n’est pas sans rappeler les futurs classiques du genre typiquement réactionnaire du «Vigilante Flick». Mais Hyams évite ici soigneusement de titiller les plus bas instincts du spectateur par une manière ironique et malicieuse de cautionner les agissements souvent limites, de ses deux personnages présentés comme sympathiques et désinvoltes.
Le cinéaste fait donc preuve d’une certaine maitrise qui transparait dans une réalisation rythmée et dynamique par l’utilisation permanente du travelling. La caméra est ainsi en mouvement constant, un parti pris plutôt rare à l’époque.
Elliot Gould et Robert Blake incarnent parfaitement ces deux flics «cools» et provocateurs à la fois désabusés et extrêmement motivés, à la complicité évidente.
Pour les connaisseurs, le look de Tomas Milian dans la série de l’inspecteur Giraldi n’est pas sans rappeler celui de Gould, dont il s’est très certainement inspiré.
Concis, vif et surtout résolument pessimiste, «Les Casseurs de Gangs» se place parmi les excellents polars des 70’s mais reste malheureusement un peu trop oublié de nos jours.
Créée
le 10 juil. 2025
Critique lue 18 fois
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