Les fugitifs c'est le dernier opus du célèbre duo Pierre Richard et Gérard Depardieu, sous la direction de Francis Veber, marque un virage notable vers plus de sentimentalité et de tendresse par rapport aux burlesques La Chèvre et Les Compères.
Les points forts
- L'alchimie du duo : Richard et Depardieu fonctionnent toujours, même si leur dynamique est ici plus douce. Richard brille particulièrement dans un rôle de "clown triste" plus émouvant que d'habitude, celui d'un père dépassé.
- Le Cœur de l'Histoire : L'ajout de la petite fille (Anaïs Bret, très touchante) apporte une couche d'humanité et de mélodrame qui empêche le film de n'être qu'une simple redite. Le thème de la famille de substitution est joliment exploré.
- Quelques moments drôles : Bien que l'humour soit moins omniprésent et moins délirant que précédemment, quelques gags et dialogues typiques de Veber font mouche (notamment la scène du déguisement).
Ce qui est discutable (Le Côté Négatif)
- L'essoufflement de la formule : La recette du duo mal assorti commence à montrer des signes d'épuisement. Le film semble parfois être une variation moins inventive de ce qui a été fait auparavant.
- Trop de sentimentalisme : Le basculement vers l'émotion peut paraître un peu forcé ou excessif par moments pour certains spectateurs, diminuant l'efficacité de la comédie pure. Le rythme est moins effréné que dans les précédents films.
- Un scénario prévisible : Bien que bien construit, le cheminement de l'intrigue est assez classique et offre peu de grandes surprises pour ceux qui connaissent le style de Veber.
Conclusion : Les Fugitifs est une comédie gentillette et humaine qui clôture agréablement la trilogie Depardieu/Richard. Il vaut le coup d'œil pour la performance touchante de Pierre Richard et pour voir un Veber plus sensible. Cependant, il manque
l'étincelle géniale et le rythme endiablé des
films précédents, le reléguant au rang de
bonne comédie française mais pas de chef-d'œuvre incontournable.