Impensable. Oui, impensable que, pour je ne sais quelle raison, The Rewrite soit sorti directement en vidéo. Hugh Grant fait du Hugh Grant. Mais pour qui est fan, comme moi, c'est un bonheur de le retrouver une nouvelle fois dans la peau du séducteur blasé, désabusé, amer, à l'humour pince-sans-rire. Le rôle de sa vie. Même à cinquante-cinq ans, il est tout à fait crédible.
En gros, je me suis bien marré des mésaventures de ce scénariste has-been envoyé au fin fond de l'Amérique enseigner l'écriture de films dans une université tenue par un ex-marine. On a une petite critique des producteurs de cinéma à Hollywood qui ont tôt fait de vous oublier sitôt le premier échec mais surtout un éloge de l'écriture. Je ne sais pas si le réalisateur et scénariste Marc Lawrence est le mieux placé mais on peut même considérer The Rewrite comme une vraie leçon par moment d'écriture de scénario.
Oui, j'ai eu l'impression d'être replongé en 1998 à l'époque de Coup de foudre à Nothing Hill ! Carrément ! Pourtant, le propos n'est pas le même. L'histoire d'amour est peu explicite. Ce prof a trop de soucis en tête (son fils avec qui il tente de recoller les morceaux, l'écriture d'un nouveau film, les cours à donner) pour y penser. Donc ne pas se laisser tromper par l'affiche.
J'avais un peu perdu Hugh Grant depuis les Morgan. Ce n'est pas forcément The Rewrite qui va le remettre sur le devant de la scène. Je le regrette. Continue à nous offrir des The Rewrite, Hugh. Même si ça n'a pas la dimension d'un Love Actually, pas grave. On a plutôt besoin de rire en ce moment. Et d'être aimé.