Je ne peux que louer la volonté d'investir le genre pour dénoncer l'horreur des thérapies de conversion. L'homophobie tue, et le récit de Leviticus est là pour nous le rappeler.
Dommage néanmoins d'avoir ancré ce propos passionnant dans un film jamais inspiré, que ce soit dans sa mise en scène ou sa narration. La caméra voudrait incarner ce regard vicieux de la société, ce danger et cette intolérance permanente qui gangrène les âmes. Mais tout manque cruellement de personnalité, de radicalité et de choix artistiques forts.
La première demi-heure est particulièrement difficile à encaisser, avec par ailleurs des failles d'écriture et de montage vraiment grossières. Ça s'améliore un peu par la suite, notamment grâce à 2-3 effets cracras réussis. Mais l'ensemble ne décollera jamais réellement, la faute encore une fois à un scénario ultra convenu.
Bref, la triste sensation d'être face à un énième enfant raté d'It Follows...
3,5/10
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