Mutiny
4.9
Mutiny

Film de Jean-Francois Richet (2026)

Énième "Stathamerie" prévisible et sans intérêt.

Cole, un ancien agent des forces spéciales est accusé à tort du meurtre de son patron…


Jason Statham, c’est un peu l’équivalent de Barbie, il sait tout faire (tous les métiers). Avec une filmo aussi passionnante qu’un mode d’emploi Ikea, il enchaîne les rôles interchangeables. Après The Beekeeper (2024) où il était apiculteur et ex-agent secret, A Working Man (2025) où il était ouvrier dans le BTP et ex-agent antiterroriste, Shelter (2026) un ancien agent d’élite, cette fois-ci, il incarne un garde du corps et un ex-agent des forces spéciales.


Pour cette énième "Stathamerie", vous l’aurez compris, l’acteur coche encore et toujours les mêmes cases de son cahier des charges, à savoir qu’il incarne un ex-agent super badass (entendez par-là, doté d’une paire de couilles en titane), qui s’en va sauver la veuve et l’orphelin, armez de tout ce qui lui tombe sous la main (prêt à casser des bouches sans discontinuer) et surtout, son éternel inexpressivité à la mâchoire serré et sourcils froncés (pour bien accentuer le côté virile et bad guy, pour peu qu’on soit trop con pour comprendre qui il est. D’ailleurs, c’est un peu ça le problème lorsque l’on est mono-expressif, la palette des émotions s’en trouve restreinte).


Bref, sans surprise, on sait pertinemment ce que l’on vient voir, même si l’on ne désespère pas à chaque fois qu’il puisse nous surprendre en sortant de sa zone de confort (c’est pas pour cette fois). Côté réalisation, ça fait bien longtemps que l’on n’espère plus rien de la part de Jean-François Richet (Mayday - 2023) qui nous entraîne en plein coeur d’une Série B maritime, un ersatz de Piège de cristal (1988) où le Nakatomi Plaza est remplacé par un porte-conteneurs et dont le chef des terroristes (ici des mercenaires) n’est plus allemand mais danois. Côté réalisation, c’est d’une banalité sans nom (même le travelling compensé ("l’effet Vertigo") se demande ce qu’il vient faire là), un jeu du chat et de la souris sans réel intérêt et sans la moindre tension (qu’est-ce qu’on s'ennuie !). Dans le même registre (se déroulant sur un porte-conteneur), autant (re)voir To the North (2025), qui avait le mérite d’être bien plus efficace (et intéressant).


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il y a 1 jour

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