Après avoir écouté l'interview de Jean Narboni sur Naruse, j'ai eu envie de regarder Nuages Flottants dont il avait longuement parlé.
L'histoire? Celle d'un couple, clandestin d'abord : ils se sont connus avant- guerre en Indochine, elle était secrétaire et lui fonctionnaire au ministère.
Ils se retrouvent à Tokyo, l'hiver 1946, sans moyens et sans illusions.
Ce n'est pas tant l'histoire qui fait la beauté de ce cinéma, que l'observation fine de ces êtres du quotidien, de ces relations homme femme, où la femme donne et l'homme reçoit, où la femme rêve tandis que l'homme se moque et ironise, trompe et séduit au gré de ses envies.
La plus belle scène? Celle où Tomiaka se rendant compte de son amour pour cette femme qu'il a perdue, tente désespérément de lui redonner les couleurs de la vie en lui fardant les lèvres.
Un film qui m'a tenue sous son emprise jusqu'à la fin et qui a quelque chose de magique dans sa quotidienneté...