Mes deux griefs principaux : le début un peu poussif, et le traitement de la musique beaucoup trop redondant.
Sinon, c'est du tout bon. Difficile de ne pas penser au cinéma de Ari Aster, dans cette volonté de long et lent crescendo horrifique, qui s'enlise dans une noirceur psychologique éreintante. Le traitement frontal de la toxicité amoureuse et du consentement soulève de vrais questionnements moraux, rappelant à quel point Together était passé à côté de son sujet l'an dernier...
Milk & Serial était déjà un exercice de style très convaincant, mais Curry Barker a clairement franchi un cap dans sa maîtrise du cadre et sa direction de comédiens. Aussi prévisible soit-il, l'engrenage est implacable, et rarement un premier film aura fait preuve d'une telle intelligence/retenue dans sa gestion de la flippe (un peu à l'instar de Barbare, de Zach Cregger).
Autant vous dire qu'après Les Chambres Rouges en 2024 et Bring Her Back en 2025, Obsession sera sans doute ma séance cramponnage de siège de 2026.
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