Encore un film qui me donne de bonnes raisons de détester et de mépriser les hommes, excellent !
Bon, plus sérieusement, je dois avouer être ressortie un peu sur ma faim car j'en attendais beaucoup à cause des critiques qui ont survendu le film… J'ai trouvé qu'il ne prenait pas assez de risques, @ Barker va jusqu'au bout de tes idées et sois un peu moins dans la subtilité quant aux thèmes (importants) que tu abordes !!!
Maintenant, j'ai tout de même passé un bon moment, le film a de l'idée : une critique des relations malsaines, obsessionnelles voire maladives et toxiques dans lesquelles il y a de l'emprise mais aussi la montée en flèche des incels qui se manifestent même dans des comportements qui peuvent parfois sembler anodins, on a quand même un homme, Bear, qui est prêt à tout pour avoir Nikki et surtout que cette dernière le veuille, jusqu'à ignorer le fait qu'elle soit possédée et subisse donc ces actes qui sont au final des abus au point où la vraie Nikki lui fait une demande déchirante qui donne une scène très dure à regarder.
En dehors de ses très bons messages, Obsession est prenant grâce à une ambiance lourde tellement bien entretenue qu'elle a su me mettre mal à l'aise plus d'une fois, notamment grâce à l'utilisation des ombres et des lumières — je pense par exemple au fait que l'on ne voit presque jamais le visage de Nikki, ce qui montre qu'elle n'est jamais vraiment là et subit cette situation imposée par celui qu'elle pensait être un ami. Cette ambiance se déclare d'ailleurs pile au moment où le protagoniste fait son vœu, on ressent un réel shift et l'horreur démarre vraiment à partir de ce moment pour toujours plus s'intensifier tout au long du récit. Même les quelques touches d'humour sont hyper bien utilisées et renforcent encore ce côté malsain et oppressant.
Obligée de faire l'éloge du duo d'acteurs principaux, Inde Navarette et Michael Johnston qui sont EXCELLENTS ici. Ils arrivent parfaitement à transmettre les émotions et les ressentis de leurs personnages face à chaque situation, très bonnes découvertes, j'espère les revoir prochainement dans d'autres projets, horreur ou pas !
Et, pour un premier long métrage, Curry Barker a quand même fait fort dans le scénario, la mise en scène et le montage, si je ne le savais pas, je peinerais à croire que c'est sa première fois sur grand écran. Curieuse de découvrir les courts qu'il avait déjà réalisés avant et de voir ce qu'il proposera ensuite. Gros coup de cœur pour la photo de Taylor Clemons mais aussi du ratio utilisé, j'ai trouvé le film vraiment sympa visuellement.
Alors, oui, les gens en ont peut-être fait un peu trop selon moi, mais ça n'en reste pas moins un bon film qui saura sans aucun doute être le phénomène horreur de l'année et c'est complètement ok, surtout que ça a tout pour plaire aux fans du genre comme au grand public.