J'ai envie de dire : enfin !
Enfin un vrai bon "elevated horror" qui ne vole pas sa catégorie depuis un bon moment.
N'ayons pas peur de le dire, la majeure partie de ces films arborent fièrement leurs thématiques soi-disant hyper profondes avec tout le bon goût et la délicatesse d'une Kévina qui dandine son gros fiak surplombé par un morceau de ficelle tout en s'offusquant d'être trouvée vulgaire et provocante plutôt que belle et élégante.
Des films qui brandissent leurs histoires de deuil impossible et de relation toxique avec la finesse d'un tractopelle alors que tout est emmitouflé dans 10 tonnes de jumscare gratis, clichés et mal maitrisés, de dialogues au ras des pâquerettes et le tout porté par des acteurs aussi convaincants qu'un discours de BHL.
Ici, la thématique est forte. Le traitement de cette relation toxique va au delà du sempiternel discours féministe primaire ou du traumatisme post rupture.
Nous somme face à un vrai cas d'école pour tous ceux qui galèrent à écrire un personnage crédible dont la toxicité est avérée et reconnue cliniquement.
Par ailleurs, je fais fis de tout étayage vis à vis de l'intrigue et des événements du film, car il est impossible de le faire sans spoiler.
"Obsession" est un film particulièrement couillu, car il ne nous ménage pas en nous parlant un peu à tous.
Dans votre cercle relationnel, vous avez tous déjà été confronté à un antagoniste comme celui du film si ce n'est vous.
Bon, je ne vais pas vous mentir, le film a son petit lot de scènes un peu gratuites pour pas déstabiliser le jeunot en manque de sensations immédiates, mais ce qu'on applaudira vraiment dans Obsession, c'est l'intelligence avec laquelle il traite son sujet qui de base est déjà très bon.
Un film à ne surtout pas bouder