Obsession
7.2
Obsession

Film de Curry Barker (2026)

Quand aimer devient une commande système… et que le bug fait mal au cœur.

Le film "Obsession" devient une véritable obsession... J’ai aimé cette plongée dans un conte de fées qui a clairement avalé un thriller paranoïaque au petit-déj et qui a décidé de ne jamais faire la vaisselle ! Dès les premières minutes, je me retrouve face à une histoire où un jeune homme discret, presque transparent socialement (le genre de personne que même les moustiques ignorent), met la main sur un objet capable d’exaucer tous les vœux, et évidemment il choisit la voie la plus risquée du catalogue émotionnel : forcer l’amour. Au début, tout ressemble à une romance idéale, un rêve sucré façon publicité pour yaourt émotionnel, mais très vite le film retourne la table et transforme cette idylle en spirale inquiétante où l’attachement devient une cage vivante. L’analyse de la mise en scène montre une montée progressive de la tension, presque sournoise, avec un rythme qui serre doucement la gorge sans jamais lâcher. Le scénario joue intelligemment sur la frontière entre désir et dépendance, et la cohérence de l’ensemble repose sur cette idée simple mais redoutable : contrôler un sentiment, c’est le délire ! Les dialogues deviennent de plus en plus lourds de sens à mesure que la relation bascule, et le jeu des acteurs accentue ce malaise avec une jeune femme dont l’amour semble littéralement buguer comme un logiciel sentimental en surchauffe. L’ambiance sonore et visuelle accompagne parfaitement cette descente, passant d’un charme presque lumineux à quelque chose de plus étouffant, comme si le film fermait progressivement les fenêtres d’une pièce mentale. Personnellement je me suis senti à la fois fasciné et légèrement mal à l’aise, comme si je regardais une histoire d’amour qui oubliait totalement de signer un consentement émotionnel clair. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est cette façon de transformer une idée fantastique en réflexion assez cruelle sur le libre arbitre et les sentiments artificiels, avec un personnage principal qui comprend trop tard que le bonheur imposé est juste une illusion bien emballée. L’avis global me pousse à dire que le film fonctionne très bien dans sa montée dramatique et son malaise psychologique, même si on ressort avec l’impression d’avoir assisté à une romance qui s’est fait pirater par ses propres émotions. En conclusion, je dirais que ce film plaira à ceux qui aiment les histoires d’amour qui mordent un peu trop fort et qui laissent une trace mentale pas totalement confortable. A peluche pour une critique bien déjantée !

Créée

le 31 mai 2026

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El_Tigro_Blanco

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