Pour le contexte, j'ai vu le film après avoir suivi le billet de Vlog de Durendal sur youtube
Je vais essayé de ne pas m’approprier son travail mais il se peut que sa vidéo est influencé mon jugement sur le film, dans une certaine mesure.
En particulier sur le son, le fait que j'étais prévenu de la présence non négligeable de jump-scares me les a rendu supportables, mais aussi m'a permis de me pencher plus sur les sound FX en général. Et malheureusement le problème est bien plus profond, dans certaines scènes l'ambiances sonore est tellement appuyée et persistante, qu'elle écrase complétement la monté en tension et l'aspect thriller du film.
J'ai des réserves aussi sur la critique du jeu de l'actrice, et de la direction d'acteur. La construction du personnage est tellement peu fluide dans le film que j'ai été incapable d'en jugé.
Dans l'acte 1 Nikki est la parfaite "dream girl" americain (dans le bon sens du terme), belle, volontaire, généreuse, décidée, mais à l'écoute. Je pense que le manque d'aspérité de Nikki est une des raisons du manque d'enjeu dans la suite, ça créé un contraste sans nuances, et ça prive le film de matériel pour développer un coté plus viscéral de "Freaky Nikki"
Dans la sequence du one wish willow on voit une femme irrationnelle, dérangée et manipulatrice; puis une petite amie idéale heureuse et épanouie et enfin un avatar "diabolique" et destructeur.
je pense comprendre la raison de cette progression en dents de scies, mais pour moi ça sape le travail de direction et de jeu d'acteur, à cause du décalage entre le comportement que le spéctateur est prêt à trouver crédible et la performance de l'actrice.
Le scenario est a mon sens pas très équilibré et passe beaucoup trop vite sur l'évolution de Nikki ( je sais c'est un film d'horreur), du coup plus qu'une femme à qui on impose un amour sans limites, je la voie plus comme une réelle psychopathe qui ne gère pas la frustration.
Ça explique qu'elle n'ait pas le comportement d'une femme amoureuse tout de suite après le one wish willow mais d'une harceleuse, pour redevenir la femme idéale une fois le manque comblé ( et redevenir une psychopathe dès qu'elle commence a des doutes sur la réciprocité de l'amour fusionnel qu'elle lui porte)
Par rapport à la morale du film il n'y a aucun salut pour Bear, c'est un incel mou et lâche il est condamnable dès le début: il préfère outrepasser le consentement de Nikki plutôt que de saisir la perche qu'elle lui tend dans la voiture; il préfère mettre ses amis en danger plutôt que d'assumer les conséquences; il attend que la vie de Nikki soit détruite pour agir. (il a un sourire tellement niais et stupide pendant tout le début du film que je me suis surpris à imagine Michael Johnston en Peter Parker)