Obsession de Curry Barker est un long métrage vide de sens, soit disant horrifique, hélas, il n’en est rien.
Les personnages sont inintéressants.
Le scénario décousu, reste malheureusement
totalement prévisible.
Certaines scènes sont présentes sans être développées.
Le personnage central de Inde Navarette, Nikki fait davantage penser à une personne souffrant de maladie mentale. Concrètement ce qui est effectivement une horreur pour la personne atteinte de ce type de pathologie, ainsi que pour son entourage.
Michael Johnston, Bear, qui est présenté quant à lui, comme une personne fragile, stagne dans le déni, la peur, l'angoisse. Au final, il ne subit pas, il accepte et conforte la folie de Nikki. Ce qui est d'une incohérence totale, il ne la soutient pas, ne l'aide pas. Au contraire, il l'aide à sombrer davantage dans les affres du désespoir.
Et cela amène un constat d’inachevé, voire de bâclé. Cela donne l’impression que le réalisateur a eu beaucoup de mal à rendre sa copie et ce désespérément en temps et en heure.
Peut-être, ceci est dû à un manque de travail en profondeur en amont sur la psychiatrie et ses diverses et tristes pathologies.
Pour ne citer que quelques troubles mentaux la catatonie, les troubles bipolaires, la paranoïa, la psychose, la schizophrénie.
Dans ce cas présent, on entrouvre un voile, mais pas de développement. C'est frustrant ! Car la thématique effectivement n'est pas rose, pourquoi Curry Barker ne l'a pas exploitée avec plus d'efficacité ?
Mon constat est négatif, ce n'est pas un film d'horreur, quelques scènes violentes, mais dont chacun est bien conscient que c'est à ce moment que cela va se passer. Pas d'effet de surprise, ce n'est pas cousu de fil blanc, c'est tissé avec de gros morceaux de vulgaire corde.
Cela laisse au spectateur une sensation incontestable de grand n’importe quoi, de mauvais goût et d’incohérences.
Ce réalisateur s'est fait connaître sur Internet au sein du duo humoristique that's a bad idea au côté de Cooper Tomlinson. À mon sens, l’humour lui conviendrait possiblement mieux au constat de ce film