À première vue, Obsession s'annonce comme la chronique banale d'un adolescent torturé, incapable d'aborder son premier coup de foudre. Soutenu par sa bande de copains, le jeune "Bear" nous entraîne dans un récit initiatique classique, où la quête de soi passe par les premiers émois amoureux. C’est un schéma vu et revu, certes, mais qui fonctionne : il réveille avec une pointe de nostalgie notre âme d'enfant en nous rappelant nos propres amours d'antan.
Le basculement dans l'absurde et le fantastique
Mais réduire le film à cela serait une grave erreur. Obsession va bien plus loin en explorant comment le besoin viscéral d'être aimé et cette quête de justice émotionnelle peuvent nous rendre totalement irrationnels, voir stupides. Notre protagoniste n'y échappe pas. Blessé par un refus et dévoré par la déception, il commet l'irréparable : jeter un sort pour obtenir ce qu'il veut.
Une claque horrifique à l'ancienne
C'est à cet instant précis que le film bascule dans l'horreur pure, et la surprise est totale. J'ai été impressionné par la brutalité et la radicalité de ce virement de situation. Le réalisateur nous offre un film d'horreur "à l'ancienne" particulièrement efficace, un genre que l'on n'avait pas vu briller ainsi depuis longtemps. Cette ambiance m'a d'ailleurs rappelé le film The Boy, qu'Obsession se paie le luxe de surpasser légèrement.
Mon verdict
Original, frais et audacieux, Obsession est une excellente surprise qui réussira à captiver aussi bien les jeunes adultes que les amateurs de genre plus mûrs. Une chose est sûre : ce film ne m'a pas laissé de marbre. Accrochez-vous bien, car derrière l'amour se cache parfois une vérité bien sombre.