Angoisse, Malaise, Peur !
Voilà l'horrible tiki-taka par lequel Nikki se joue de nous.
Cette angoisse est constante, causée par le format d'image et le sous-éclairage. Elle est tantôt accentuée par de nombreux plans fixes et serrés, tantôt contrebalancée par le malaise. Celui-ci est d'abord introduit par la non-alchimie du duo et se trouve par la suite à son paroxysme lors de leurs sorties publiques. Pour la peur, cœur des films d'horreur, a-t-on déjà vu une chambre conjugale aussi terrifiante ? L'inconfort est donc constant, nous demandant un effort pour finir ce film.
Une autre des idées les plus fortes est la modernisation de La Peau de chagrin. L'apothicaire vendant des vœux autodestructeurs transfère la figure méphistophélique à un vulgaire SAV blazé.
Malgré son incroyable capacité à faire peur à travers cette tension, Barker finit par chuter dans la simplicité du gore. N'osant sûrement pas l'assumer pleinement, il rend cette hyperviolence stérile en la tournant au ridicule par l'humour. Nous gardons en cela l'image de la tête, plus drôle qu'horrible. De plus, son utilisation de l'humour pour relâcher la pression, d'abord bien utilisée, finit par rendre prévisibles ces variations de stress. Nous pouvons ici penser à la scène du pot de fleur.
Voilà donc un incroyable premier film, surtout pour un mec sortant de YouTube.
PS : Comme quoi Inoxtag a peut-être encore ses chances.