• 0"You wanted this, you wished for this."

Curry Barker est fils de scénariste, il a fait finaliser son scénario par son père. Et ce film tient pour moi plus d'un investissement optimisé, que d'une oeuvre portée par des préoccupations artistiques. Et la promo agressive a largement porté ses fruits...


Son récit surfe sur tous les clichés, visuels et narratifs, sans les altérer ni les dépasser.

Dès son sujet : un homme, "faible" parce qu'il n'arrive pas à avancer activement dans sa vie (méritocratie, j'écris ton nom...), réussit à "posséder" l'amie dont il est amoureux, et ELLE va poser problème. Avec des signes qui sentent fort le mot de passe mysogyne "hystérie" (la direction d'acteurs est épouvantable). L'homme reste victime, avec une candeur qui me consterne - et qui dans l'Amérique de Trumpet, notamment le climax des mascus, pose un sérieux problème. D'autant qu'il se pose en victime de tout et de tout le monde (avec un fond de misanthropie élitiste qui me dérange profondèment), ce qui le plonge dans une confusion absolue (en même temps, quand on veut plaire au plus grand nombre...)


Le pire, pour moi, étant ce 2ème acte durant lequel Nikkie est totalement infantilisée - le mec éminemment moraliste lui dit littéralement "c'est mal, faut pas faire ça"... au secours, vraiment.

Je l'avoue, que des critiques y voient un point de vue féministe me dépasse complet.


  • "The air was charged by the distant call of the night bird."

Du côté du genre cinématographique, Barker pioche dans différents sous-genres de l'horreur, mais de mon point de vue pas par pertinence ou générosité, mais par nécessité tant il ne cherche à aller nulle part avec son dispositif qu'il étiiiiiiire. Huis clos, possession, slasher... l'impression que Barker va dans tous les sens sans aller nulle part, avec encore une fois les facilités qui me font m'en désintéresser totalement - bouh la nuit...


Pour moi Barker ne s'intéresse pas du tout au genre, il en utilise les codes comme des ingrédients pour sa soupe de blé, qui a très logiquement une saveur quelconque et sans aucune surprise, et ce je-ne-sais-quoi de dégueulasse dans le fond.

Dopey-Goofy
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le 20 juil. 2026

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