En regardant ce film, j'ai eu l'impression que Intouchables était un remake. Je vais donc dresser un petit parallèle entre les deux films. Intouchables, je n'ai vraiment pas aimé. Parfum de femmes, c'est mieux.
L'humour fonctionne bien, et sert à mettre en valeur les problèmes de l'infirme tout en permettant de nous révéler sa personnalité particulière ; j'ai trouvé ces gags moins faciles que dans Intouchables. Puis les personnages sont plus approfondis dans cette comédie italienne, les auteurs vont au-delà du cliché ambulant. Ainsi, la première moitié m'a assurément conquis.
Après, c'est une autre histoire. Le problème c'est que les objectifs se dessinent réellement lors de la seconde partie, ce qui est tardif, et en même temps le duo qui faisait tout l'intérêt jusque là se fissure ; l'infirme n'a plus besoin du jeune héros du coup, on attend de voir ce qu'il se passe ; il ne se passe plus rien, c'est morne, plus de dynamisme. Ce redémarrage du film (à cause de ces objectifs qui nous apparaissent enfin) donne l'impression que le film est décousu, qu'il s'agit là d'une autre histoire avec de nouveaux enjeux. En plus on bascule assez maladroitement dans le drame romantique. C'est en même temps étrange puisque cette seconde partie prend tout son sens grâce à la première. Disons alors que c'est mal cousu, que les connexions sont maladroites.
Visuellement c'est bien filmé (nous ne sommes pas dans l'imitation du cinéma américain non plus) et Dino parvient à mettre en valeur les gags. Les acteurs sont très bons ; les deux principaux font des étincelles dans leur duo comique. Et puis il y a toutes ces belles femmes jeunes ou matures ! C'est là l'avantage des films italiens : les réal et producteurs choisissent toujours les plus belles pommes pour faire un film, si bien que même si c'est mal fichu, ça reste agréable à regarder.
Bref, Parfum de femme reste une bonne comédie italienne, qui souffre d'un coup de mou dans sa deuxième moitié (mais en contre partie ya plus de nichons!).