Prix du scénario à Festival de Cannes cette année dans la section Un Certain Regard, et on comprend assez vite pourquoi.
Dans Pillion, il y a un peu de tout : de l’humour, de la tendresse, du trash aussi. L’ensemble peut paraître parfois assez sec, presque dur, mais au fond c’est surtout un film plein de tendresse. Pour un premier long métrage, Harry Lighton s’en sort très bien : c’est bien mis en scène et surtout très bien écrit.
Le film est superbement interprété par le très beau et toujours très charismatique Alexander Skarsgård, accompagné de Harry Melling (qu’on connaissait surtout comme Dudley dans la saga Harry Potter). Les deux forment un duo assez étonnant.
Au fond, c’est presque une comédie romantique, mais une comédie romantique un peu à part. Les personnages sont très bien dessinés et l’intensité dramatique, parfois même érotique, monte petit à petit tout au long du récit.
On en sort un peu secoué, même un peu dérangé par moments, mais surtout très touché. Le sujet était casse-gueule, mais le film s’en sort haut la main. Une vision de l’homosexualité moderne assez frontale, clairement pas à mettre devant tous les yeux (interdit aux moins de 16 ans), mais pleine de sentiments et d’émotion. Une vraie réussite pour un premier film. Troublant.