Colin, un jeune homme introverti, rencontre Ray, un séduisant et charismatique leader d’un groupe de motards…
Pour son premier long-métrage, Harry Lighton adapte le roman "Box Hill" d’Adam Mars-Jones et nous embarque dans une romance malsaine, teintée de BDSM (relation de domination / soumission).
L’adaptation était casse-gueule, parvenir à retranscrire avec autant de fidélité, cet univers BDSM-gay sans trahir le roman et encore moins verser dans la caricature. Alors qu’elle ne fut pas notre surprise de découvrir que c’était tout le contraire. Le réalisateur est parvenu à mettre en scène un très beau drame érotique, entre un adepte du BDSM et un jeune premier un peu gauche et inexpérimenté.
Le résultat final est à des années-lumière des standards auquel on aurait pu s’attendre (à savoir un pseudo drame érotique faussement subversif et inoffensif à destination des ménagères, comme cela avait pu être le cas avec Babygirl - 2025). Pillion (2026) parvient haut la main à remporter l’adhésion, grâce à une mise en scène parfaitement millimétrée, une formidable distribution (Alexander Skarsgård & Harry Melling) et surtout, une retranscription sans la moindre fausse note de ce que peut être une relation toxique (revendiquée) doublée d’une soumission (délibérée).
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