J’attendais avec impatience ce nouveau Predator. J’en retire un bilan mitigé.
D’un côté, j’apprécie la prise de risque : le personnage principal est un Predator dont nous suivons le parcours, et des liens directs avec la saga Alien sont établis. J’ai également apprécié le volet technique, de la chorégraphie des combats à la musique originale.
D’un autre côté, trop d’éléments narratifs me chagrinent. En effet, tout semble pensé pour ouvrir la franchise à un public plus large, comme le souhaitent les exécutifs. Ainsi, on a droit à tous les poncifs d’un film grand public : un humour parfois forcé, l’intégration d’un personnage censé attendrir les familles, une quête de rédemption vue mille fois et, surtout, un Predator beaucoup trop humanisé pour un extraterrestre censé ne pas partager nos codes. Enfin, la caractérisation des androïdes principaux manque de nuance : ils sont soit trop gentils, soit trop méchants, avec les attitudes stéréotypées qui vont avec.