Là où Alien est au point mort, tournant en rond constamment à refaire le même film, Trachtenberg réussit à rendre pertinent ses films Predator en apportant à chaque fois des points de vue et des idées nouvelles, ici suivre un Yautja devenu proie et s'interroger sur cette société guerrière obsédée par la compétition, la puissance et la réussite. A l'instar de Prey, le film, sans être exceptionnel (la direction artistique est particulièrement maronnasse), reste toujours plaisant à voir et nous donne envie d'y retourner pour une suite clairement annoncée, ce qui dans l'état actuel du cinéma de franchise tient de l'exploit.