Avec "Predator: Badlands", la saga semble enfin avoir compris qu’elle tournait en rond. Ici, pas de nostalgie lourdingue ni de clins d’œil forcés : le film préfère aller de l’avant, quitte à bousculer légèrement les habitudes. Pour une franchise souvent enfermée dans son propre mythe, c’est déjà une petite victoire.


Le premier atout du film, c’est le spectacle frontal, sec, parfois brutal, mais rarement brouillon. Les décors ouverts et minéraux donnent une vraie personnalité visuelle à l’ensemble et rappellent que le Predator est avant tout un chasseur évoluant dans des environnements hostiles. Chaque affrontement est lisible, tendu, surtout construit pour maintenir une pression constante. L’action n’est pas un déluge d’explosions : elle raconte quelque chose, même quand ça tranche net.


Mais Badlands ne se contente pas d’aligner les scènes musclées. Le film tente aussi de renouveler discrètement la formule, en déplaçant le regard et en jouant avec les codes de la saga. Sans révolutionner le concept, il propose une approche un peu plus réfléchie du mythe Predator, suffisamment pour éviter l’impression de simple copier-coller. On sent une vraie envie de redonner du sens à la traque, de rappeler que ce monstre obéit à des règles. Même si, rassurez-vous, il n’a pas pris de cours de philosophie entre deux massacres.


Tout n’est évidemment pas irréprochable. Certains personnages semblent toujours recrutés pour leur talent unique à prendre de mauvaises décisions et le scénario se permet quelques raccourcis bien pratiques. Mais ces faiblesses restent secondaires face à l’élan général du film, qui assume pleinement son rôle : relancer la machine sans la repeindre à la va-vite.


Au final, le film réussit là où beaucoup de reboots échouent : il respecte son héritage sans le momifier. C’est un film efficace, parfois malin, souvent brutal et suffisamment conscient de ses limites pour ne pas se prendre trop au sérieux. La preuve que le Predator peut encore surprendre, tant qu’on évite de le lâcher éternellement dans la même jungle.

Contaaaaaaaaaaaaaaaact....... ;)

Fredsom
7
Écrit par

Créée

le 12 janv. 2026

Critique lue 3 fois

Fredsom

Écrit par

Critique lue 3 fois

1

D'autres avis sur Predator: Badlands

Predator: Badlands

Predator: Badlands

5

Behind_the_Mask

le 5 nov. 2025

Suivre

Se rappeler qu'un Predator ne chasse qu'en solo

Après avoir été consternés par un Alien vs Predator : Requiem de triste mémoire, puis atterrés par les singeries de Shane Black avec The Predator, plus grand monde de donnait cher de la peau de la...

Predator: Badlands

Predator: Badlands

6

Kelemvor

le 5 nov. 2025

Suivre

Lueur sur la fosse

Il y a, dans la proposition de Dan Trachtenberg, une aurore qui n’en est pas une — un crépuscule qui s’avance à rebours, tendant ses bras métalliques vers l’enfance de la violence. Les premiers plans...

Predator: Badlands

Predator: Badlands

8

lugdunum91

le 6 nov. 2025

Suivre

Predator Badlands : Entre Honneur retrouvé et sauvagerie à l’état pur – 8/10

Après Prey et Killer of the Killers, on pouvait craindre la redite ou l’essoufflement d’une saga ressuscitée à coups d’idées neuves et de mise en scène viscérale. Mais Predator: Badlands balaie ces...

Du même critique

The Man Who Fell To Earth

The Man Who Fell To Earth

8

Fredsom

le 10 janv. 2024

Suivre

Une ambitieuse odyssée qui flirte avec l'étourdissant et le confus

Cette série déboule dans l'univers télévisuel avec la même énergie que mon chat qui tente de comprendre une boule de laine. Les acteurs emmenés par Chiwetel Ejiofor, sont aussi alignés que les...

Warhammer 40.000: Darktide

Warhammer 40.000: Darktide

7

Fredsom

le 25 nov. 2023

Suivre

Aaaaah m'adresse pas la parole hérétique, démon ! Au bûcher ! Au bûcher !

Voici un jeu qui a décidé de vous plonger dans le futur lointain de Warhammer 40k pour vous offrir une expérience de tuerie extraterrestre qui vous fera réfléchir à deux fois avant de réserver vos...

Reborn as a Vending Machine, I Now Wander the Dungeon

Reborn as a Vending Machine, I Now Wander the Dungeon

6

Fredsom

le 24 nov. 2023

Suivre

Une Odyssée Ubuesque et Rafraîchissante

Dans la galaxie souvent stéréotypée des isekai, Reborn as a Vending Machine se présente comme un ovni narratif, une expérience télévisuelle aussi absurde que délicieuse. Cette série japonaise, dont...