Quand je pense que ce film, et toute la franchise qu'on connait, découle d'un simple easter egg dans Predator 2, une tête d'Alien aperçue en trophée dans le vaisseau du Predator. Qui aurait pu croire 35 ans plus tard mettre en scène le Predator comme personnage principal ainsi qu'un synthétique de Weyland Yutani que le réalisateur prend un main plaisir à couper en deux pour faire écho à la fameuse scène d'Aliens le Retour et le pauvre Bishop ?
Pauvres Synthétiques, condamnés à se faire lacérer (Ash, Bishop, David et maintenant Thea et ses collègues), mais offrent l'avantage d'adoucir les scènes de violence avec leur fluide corporel laiteux. Elle Fanning est un choix étrange et audacieux, son physique inhabituel nous éloigne des standards de Charlize Theron, remarquable dans Prometheus pour rester dans cet univers, et que j'aurais adoré voir en synthétique. Vu ce qu'on lui fait subir, sa plastique importe moins !
Pour ceux qui ont apprécié les mandibules du Predator et son cri guttural dans le premier, vous allez être servis. Le predator évolue enfin dans un monde extrêmement hostile digne de sa réputation. Très souvent en situation de supériorité dans les autres films avec son attirail ultra sophistiqué, il se mettait lui-même un handicap ce qui est loin d'être le cas ici ! Ses expressions faciales sont limitées par contre, et je le vois mal remporter l'oscar du meilleur acteur dans un premier rôle.. Quand deux ou trois Predators engagent une conversation familiale, il y a de quoi rester stoïque... A quand un retour de JCVD dans cette franchise ?