Après de longs mois d’absence, Lucy retrouve sa famille (dont Ben, son chimpanzé). Le soir même, la fête bat son plein, sauf Ben qui devient mystérieusement agressif…
Le pitch de départ était intéressant, à savoir
qu'un singe domestique s’acharne sur sa famille adoptive après avoir été mordu par un animal infecté par la rage.
Sur le papier, ça vend du rêve (bien que du point de vue originalité, c’est loupé, compte tenu du nombre de films d’horreur mettant en scène des singes). Bref, passons. Si l’idée est bonne, l'exécution est clairement décevante.
Si l’on fait exception de la scène d’ouverture
(où le vétérinaire se fait scalper le visage),
il ne se passe strictement rien pendant les ¾ film, si bien qu’il vous faudra attendre le dernier quart d’heure pour que le film viennent vous extirper de votre sommeil. C’est à n’y rien comprendre, le réalisateur avait le champ libre pendant 90 min pour nous en foutre plein la gueule et au lieu de ça, il préfère condenser toutes ses scènes gores à la toute fin. Si bien que l’on s’emmerde fatalement jusqu’à la toute fin, jusqu’à ce que le film viennent nous rappeler (à juste titre) pour quelle raison il est interdit aux moins de 16 ans (parce que jusqu’à présent, cette interdiction était injustifiée).
Johannes Roberts (Strangers : Prey at Night - 2018) réalise ici un film archi balisé, qui contentera les amateurs de films d’horreur bas du front où l’absence de trame narrative fait clairement défaut. Primate (2026) se complait à brasser du vent et enchaîne les mises à mort en hors champs (sauf à de rares moment, encore heureux). Le tensiomètre est à son plus bas niveau, préparez un bon plaid, car la sieste est longue…
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