Albert Finney semble être à la nouvelle vague anglaise ce que Jean-Paul Belmondo est à la Nouvelle vague française. Dans "Samedi, soir, dimanche matin", Finney incarne un personnage réaliste, un personnage de son temps, qui recouvre les préoccupations sociales de cinéastes nouveaux venus comme Karel Reisz.

Arthur est un jeune ouvrier aux allures de mauvais garçon à qui la société prolétaire à laquelle il est destiné n'inspire que du mépris. Présomptueux, il entend échapper à cette existence qui est celle de ses camarades d'usine, de ses parents, de ses voisins.

En même temps qu'un état des lieux de la condition ouvrière à la croisée des années 50 et 60, Reisz réalise le portrait d'un jeune homme velléitaire. Car la vague conscience qu'Arthur a de son état ne semble pas lui fournir les moyens de s'extraire de sa classe. Arthur est un petit révolté, un contestataire stérile que son inconséquence et son comportement parfois puéril ne prédisposent pas à s'élever.

Le cinéaste réalise un film sensible et simple, attaché à la vérité du sujet et des personnages qu'il traite.

Créée

le 14 avr. 2025

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