"J'ai changé" dit le tyran à sa subordonnée, une fois qu'il se trouve en difficulté sollicitant son aide...ça m'a rappelé le "J'ai changé" de Sarkozy en campagne électorale.
"Quelqu'un aurait-il jamais cru, Qu'un lion d'un rat eût affaire ? (...) Cependant il advint qu'au sortir des forêts, Ce lion fut pris dans des rets, Dont ses rugissements ne le purent défaire. Sire Rat accourut, et fit tant par ses dents Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage". (Jean de La Fontaine "on a souvent besoin d'un plus petit que soi")
Enfin vu et j'ai bien rigolé.
(un des plus hilarants pourtant crash d'avion tout en étant horrible )
L'épidémie et fièvre woke à Hollywood sont semble t il en hypothermie et phase descendante voire terminale?
Juste quelques mini premières remarques en vrac après le visionnage du film:
- à la toute fin, le film est dédie à un "Scott Spiegel"??: c'est le meilleur ami du réalisateur; a été dans ses premiers films et selon wiki aurait présenté Quentin Tarantino à un producteur clé pour sa carrière.
- la scène de chasse du sanglier m'a donné envie de revoir Razorback, film sorti en même temps que de premiers Sam Raimi
- un pervers de SC y liste des films où la caméra se fait asperger de sang, sperme ou vomi etc.. Ici, à la 37e minute, du sang de cochon gicle sur l'écran une fois que l'amazone lui saute dessus jambes écartées pour mieux l'empaler.
- j'aime les scènes de miroir dans les films: en ville, la ratte à poireau sur la joue se remotive dans le retro de sa bagnole, dans la jungle, elle se redécouvre jolie dans le reflet de l'eau du lagon bleu.
- Linda Liddle me rappelle Nanny McPhee: peut-être soi-disant moche en ville mais dans la forêt, c'est Rambo
- Linda Liddle me rappelle la femme rejetée mais qui surtout se faisait des films dans Liaison Fatale...finissait par bouillir le lapin de la famille, ici, elle coupe des couilles.
- le montage au début du tyran abandonné sur la plage qui est d'abord certain que son employée va vite revenir puis plus le temps passe, plus il réalise qu'il est seul au monde et perdu dans cette jungle rappelle le visage de Jack dans Shining perdu dans le labyrinthe.
- quand je pense que je trouvais le couple et disputes de la Guerre des Rose, violents...
- le montage réduit un moment Dennis Haysbert à un gros nez épaté...son boss arrogant et ingrat l'a réduit à ce nez, en lui demandant de renifler un déchet sur sa main: c'est "thon mayonnaise".
- le montage rapproche (et assimile) un '"je-t'aime-mon-chéri-d'une fiancée-à-bague', d'un jet de vomi couleur or sur le visage du fiancé (montage à brutale associations d'images inattendues^^)
- la lutte de pouvoir perpétuelle entre les deux et leur parfois incapacité de s’entraider (surtout pour l'un, incompétent) m'ont rappelé la situation du film français de 2016: Les naufragés où d'ailleurs un des twists et une cachotterie d'un des deux échoués sont les même que dans le film de Sam Raimi...et le prix que prennent soudain des compétences spéciales rappellent aussi la soudaine valeur des compétences de la femme dans Sans filtre de 2022.
- je l'ai déjà revu (puisqu'en location pour 48 heures) et j'avais raté le portrait dans le bureau du boss: c'est Bruce Campbell^^ (star qui m'était apparue très sympathique et surtout humaine et éthique dans un doc sur les fans et la série des Evil Dead, Hail to the deadites (je serais dégouté s'il se révélait en fait un des salauds de ce milieu).
- sur les sujets de fond de ce film comique de Sam Raimi, le plafond de verre que rencontrent nos "gonzesses"...je conseille le très bon film de Tonie Marshall de 2017, Numero Une (qui n'était pas dénué d'humour mais était encore plus clair sur le pénible club de zizis incompétents qui dirigent (mal) notre monde).
- sur le sujet de l'abus de pouvoir sur une île par un personnage avec plus de compétences, je conseille aussi le chef d'oeuvre de Roland Topor Le Sacré livre de Proutto...
_"Ayant réussi l'amalgame De l'autorité et du charme Être un général d'infanterie Femme panthère sous sa pelisse Femme dévoreuse de minets, Femme directeur de cabinet, Et femme chirurgien-esthétique Faire le matin les abattoirs" (extrait d'Être une femme de Michel Sardou)