Une maîtrise visuelle incontestable, mais un culte nettement surcoté

  • Franchement, après l'avoir revu il y a quelques jours pour me rafraîchir la mémoire, mon constat reste inchangé : Seven est un film nettement surcoté par rapport à sa réputation de chef-d'œuvre absolu. En réévaluant le métrage aujourd'hui, je ressors de cette projection avec un sentiment plutôt mitigé. Ne me comprenez pas mal, c'est loin d'être un navet, mais la claque promise n'a pas vraiment eu lieu en ce qui me concerne. Pour moi, c'est un thriller efficace qui mérite tout juste un 6/10.
  • ​Le vrai point fort de l'œuvre réside indéniablement dans la mise en scène de David Fincher et l'atmosphère qu'il parvient à instiller. Le réalisateur pose un décor poisseux, sombre et profondément étouffant. Sa réalisation est millimétrée, presque chirurgicale : cette pluie ininterrompue et cette poisse urbaine collent véritablement à la peau. La direction artistique et le travail sur la lumière offrent une vraie identité visuelle au polar, créant une ambiance glauque et malaisante particulièrement réussie.
  • ​Côté casting, le duo principal fonctionne bien, même s'il reste très classique dans sa dynamique. Morgan Freeman apporte une vraie épaisseur et une sérénité bienvenue au personnage de Somerset, le vieux flic désillusionné à quelques jours de la retraite. De son côté, Brad Pitt incarne un Mills impulsif et arrogant de manière plutôt convaincante, créant un contraste saisissant avec son partenaire. L'apparition finale de Kevin Spacey apporte également une tension indéniable à la dernière partie du récit.
  • ​Cependant, cette relecture a surtout mis en lumière de gros points faibles qui m'ont empêché d'accrocher pleinement. Le rythme souffre de vraies longueurs dans sa partie centrale : la progression de l'enquête est lourde, très répétitive, et manque de véritables rebondissements stimulants. On assiste simplement à une suite de scènes de crime macabres sans que l'investigation elle-même soit captivante. Le scénario repose sur un concept accrocheur, les sept péchés capitaux, mais la mécanique narrative finit par paraître artificielle et exagérément démonstrative.
  • ​Au final, si je reconnais à Seven ses qualités techniques et la maîtrise visuelle de son réalisateur, l'expérience globale manque de souffle pour mériter son statut de monument du cinéma. C'est un bon thriller stylisé, mais l'engouement général me paraît très exagéré.

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il y a 1 jour

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DirtyVal

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