Premier long-métrage de Divine Sung, jeune diplômée de l’Université nationale des arts de Corée, le film affiche une sincérité évidente mais peine à dépasser le cadre d’un exercice de style étudiant, trop sucré et trop sage pour vraiment convaincre.
Très honnêtement, fort de mes vingt ans de programmation et d’observation du cinéma coréen, je parierais volontiers sur une future carrière de la réalisatrice dans le cinéma commercial et/ou chez Netflix, tant elle coche ici toutes les cases du drame adolescent formaté : quête de soi, découverte de l’identité, deuil, mémoire et transmission. Rien de déshonorant en soi, mais le film est d’une telle conformité à ces codes qu’il souffre inévitablement de la comparaison avec d’autres œuvres de la sélection, plus singulières, plus audacieuses et bien mieux maîtrisées.
(Critique rapide rédigée à l’occasion du 20e FFCP 2025 à partir des posts de ma page FB HALLYUWOOD – LE CINEMA COREEN liée à mon livre éponyme (Ed. E/P/A) )