Avant de défoncer le film, il faut quand même souligner quelques points positifs.
J’ai vraiment adoré Lex Luthor, bien plus que dans ses incarnations précédentes. Il dégage quelque chose de plus intéressant, plus cohérent, et surtout plus marquant. J’ai aussi beaucoup aimé l’imagerie pop du film : visuellement, il y a de vraies idées, une identité colorée et assumée qui fonctionne plutôt bien.
Cela dit, je ne vais pas mentir : j’ai détesté ce qu’ils ont fait de Superman. Peut-être que je n’ai tout simplement pas été réceptif au message du film, qui semble davantage parler de géopolitique que du personnage en lui-même. Pourquoi pas, sur le principe. Mais fallait-il pour autant rendre Superman si peu sérieux, si gauche, parfois presque navrant, et surtout si égocentrique et orgueilleux ? Les blagues, en plus, tombent à plat : elles ne sont tout simplement pas drôles.
Je ne vais pas jouer au fan de la première heure — ce serait faux — mais après avoir lu certains comics, Superman est devenu pour moi bien plus qu’un simple héros : c’est un symbole. Le voir traité de cette manière, c’est un peu comme rendre Gandalf stupide et naïf : ça ne colle pas, du moins pas pour moi. Et j’entends parfaitement que cette vision puisse plaire à d’autres.
Ce que j’aime chez Superman, c’est l’inspiration qu’il dégage : sa quête d’identité, sa quête de sens, et surtout ce choix presque obstiné de faire le bien. Des œuvres comme Superman: Identité Secrète illustrent parfaitement cette dimension humaine et morale qui, à mes yeux, définit le personnage.
Bref, je n’ai tout simplement pas adhéré à cette proposition très “marvelienne” de Superman, qui sacrifie la portée symbolique du personnage au profit de la légèreté et du clin d’œil permanent.