Superman devait, en théorie, marquer un renouveau pour DC. C’est en tout cas le discours qui l’accompagnait. De mon côté, n'étant pas un client naturel du genre j’espérais trouver le divertissement efficace, simple, pas trop prise de tête promis.
Et non.
On retrouve exactement les travers habituellement critiqués du genre :
- un ton lourd faussement épique, une ironie permanente, un pseudo-sarcasme qui donne l’impression que le film s’excuse d’exister tout en se moquant de lui-même.
- Une manière de désamorcer toute émotion avant même qu’elle puisse naître. Résultat : rien ne touche vraiment.
- Un humour omniprésent, mais jamais drôle. Les tentatives d’émotion sont systématiquement sabotées par une vanne ou un clin d’œil.
- L’impression d’un film qui ne croit pas à ce qu’il raconte, et qui suppose que le spectateur non plus.
- Un film pensé pour les râleurs chroniques des réseaux sociaux. Un cinéma de la punchline, de la posture, de la micro-critique permanente, qui veut donner l’illusion de lucidité
Je ne perdrais pas mon temps sur le scenario, il ne dit rien et il n'y a rien à en dire.
Au final, pas de nouvelle formule, mais une répétition des travers maintes fois relevés par d'autre (pour moi ce sera la seule et unique fois) : fatiguant, cynique, désincarné.
Et profondément chiant.