Les sauts spatio-temporels du scénarios, l'esprit commando d'abrutis, quelques traits d'humour bien sentis (TDK), des trouvailles graphiques maîtrisées, rendent la première heure et demi particulièrement fun, violente et réussie...
Puis, l'escouade arrive dans la base et Nanaeue s'appelle soudain Groot, la boulimie de CGI dégueule ses visuels hideux ( la chute de la tour), le clone d'Alien se mue en ridicule personnage de Bob l'éponge, le tout agrémenté de poncifs pleurnichards et d'héroïsme bon marché...
Surtout, The suicide squad est l'illustration parfaite de la capacité du soft power américain à justifier et magnifier la géopolitique du pays, ou comment l'oncle Sam fomente révolutions, guerres, chaos et leurs corollaires de morts, destructions, ignominies et tragédies, si possible loin de chez lui, pour légitimer, in fine et sous couvert de grands principes, des interventions salvatrices, plus ou moins directes et licites sans se soucier le moins du monde du nombre de victimes et en déstabilisant des régions entières...
Tout est expliqué sur pellicule avec un cynisme écoeurant.
Il ne manque que la partie reconstruction et aides à ces néo-démocrates libérés devenus soudainement beaucoup plus pauvres et dépendants, toute ressemblance avec des situations actuelles ou passées étant purement fortuite...
La nausée...