Connu pour ses comédies, puis ses mélodrames d'après-guerre, Matarazzo a débuté avec ce film d'une heure, récit d'une journée à la campagne pour les ouvriers romains, profitant du train à prix réduit, mis en place par le gouvernement fasciste en 1931. Le don d'observation de Matarazzo, qui passe d'un personnage à un autre, la musique de Nino Rota, la gaieté et l'insouciance d'une journée de soleil, font de Treno popolare le premier grand film italien parlant. Annonciateur du néo-réalisme, son ton et son approche rappellent les meilleurs Duvivier ou Renoir de l'époque.