Probablement le film le plus laid de tous les temps.
L'idée qui a germé dans le cerveau du scénariste au tout début du processus de création est rigolote, mais tout ce qui en a découlé est tout simplement abominable, prétexte à des explosions de cerveaux et des membres arrachés entre deux plans d'un obèse king-size, dégoulinant de sueur, vautré nu dans un fauteuil se tripotant le bigoudi (oui, vous avez bien lu). Et il faut le signaler aux âmes sensibles : je n'ai jamais vu dans un film autant de couleurs de merde juxtaposées, et de perruques aussi dégueulasses défiler à la minute. Une prouesse que renierait pas Yvette Horner.
J'ose espérer que cet esthétique pervers et discutable fait partie des intentions du réalisateur, cherchant à appuyer son propos (dont la teneur m'échappe un peu). Mais soyons réalistes 3 secondes, Ultimate Game n'est pas plus dénonciateur que Rollerball-le-remake-avec-Jean-Reno (avec qui il partage toutefois ce goût pour le design répugnant), ce n'est qu'un vulgaire film d'action, sorte de remake raté de Running Man. Un bon gros navet, en somme.