Undertone
5.8
Undertone

Film de Ian Tuason (2025)

Film qui m'a attiré parce qu'il a beaucoup fait parler de lui ces dernières semaines, de par un concept sympa.


Rien de nouveau et je m'étonne d'ailleurs que quand on parle du concept original, on ne parle pas plus de films dont l'auteur s'est inspiré. Mais ça reste un concept sympa, surtout traité de la sorte. Mais ce film est malgré tout une source de frustration et de déception. C'est-à-dire qu'il y a des moments très cons, des passages et/ou éléments qui auraient mérité un développement plus riche. Par exemple : on peut deviner que le collègue de l'héroïne subit des événements paranormaux depuis qu'il a commencé à écouter les cassettes, ça serait logique, même s'il n'est normalement pas enceinte (d'ailleurs plus on avance dans le film, plus il a l'air mal à l'aise, avant même de lancer le podcast sur la fin)... que la demoiselle n'en parle pas, on peut un peu le comprendre, elle a l'air d'avoir le rôle de la sceptique... mais le mec a l'air beaucoup plus crédule, donc logiquement, il aurait dû en parler à la fille, ils auraient dû avoir une conversation là-dessus. Autre élément qui agace : pourquoi aucune des deux protagonistes ne retirent le casque pour ne plus entendre les voix à la fin. Certes, on constate que le mal a altéré le plan physique, n'empêche que c'est ce que l'on entend qui fait flipper avant tout, il paraîtrait logique qu'ils coupent ne fut-ce que parce qu'ils ne sont pas sûrs si tout cela a un réel impact sur leur réalité. Puis c'est trop bavard, moi je m'attendais à ce que tout se déroule en une soirée, la règle de l'unité quoi, mais non, le temps passe et on a l'impression de ressasser toujours les mêmes choses tandis que l'héroïne force son aveuglement (il se passe des trucs quand même hyper bizarres dans la chambre de maman).


La mise en scène comporte de belles idées mais qui ne sont pas forcément bien exploitées ou utiles. Ces nombreux plans sur le vide, la caméra qui se tourne comme si quelque chose d'invisible observait. Cela me fait penser au Halloween de Carpenter, où le mal surgit souvent de l'obscurité ; sauf qu'ici le mal surgit rarement et quand il apparaît il disparaît tout aussi vite. Et on s'emmerde donc beaucoup avec ces plans inutilement vides. Le côté 'écoute' est sympa, même si au début l'auteur peine un peu à rendre ses dialogues intéressants.


Bref, c'est pas au point mais y a de la tension, assez pour tenir en haleine. Mais je ne serais pas contre un remake plus réfléchi, plus radical.

Fatpooper
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le 27 juin 2026

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Fatpooper

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