En effet, Undertone se termine sans vraiment se terminer. C’est dommage car le film est pas mal : c’est l’histoire d’une jeune femme – installée dans l’appartement de sa mère mourante – qui anime un podcast consacré aux phénomènes paranormaux.
D’un côté, elle présente son émission en compagnie d’un collègue que l’on ne voit jamais puisqu’il intervient depuis son propre domicile, de l’autre, elle rejoint régulièrement la chambre de sa mère afin de la veiller. Jusqu’au jour où elle reçoit d’étranges enregistrements qu’elle diffuse en direct tout en les commentant avec son partenaire...
L’action a beau se dérouler intégralement dans un appartement, avec seulement deux personnages à l’écran, on est pris par l’ambiance (angoissante), les dialogues et les différents bruitages. C’est un peu la même configuration que The Guilty version paranormale.
Ce huis clos a été tourné dans la maison d'enfance du réalisateur (Ian TUASON), où il avait accompagné ses propres parents en fin de vie. Cette dimension personnelle donne à la demeure une atmosphère particulièrement oppressante : fatigue, maladie, deuil et solitude se mêlent progressivement à l'horreur surnaturelle.
Ce premier long-métrage est original dans sa façon de fabriquer la peur. Sans effet spectaculaire à l’écran, il repose sur un excellent travail sur le son, et la tension, lente, étrange, claustrophobique, va crescendo jusqu'à une conclusion victime de ce concept puisqu'on ne sait pas ce qui se passe à la fin. 6,5/10
*chanson des STROKES