Récupéré par la police alors qu'il errait en pleine forêt sous une pluie battante, un écrivain solitaire est interrogé par un commissaire, donnant lieu à une confrontation. Un coup de feu a été tiré dans la nuit...
Aussi surprenant soit-il, Une pure formalité est la confrontation entre Gérard Depardieu, qui joue ici le romancier, et Roman Polanski. On oublie qu'avant de démarrer la mise en scène, ce dernier a joué près de dix ans devant la caméra dans des films polonais et qu'à l'occasion, outre sa propre œuvre (Le bal des vampires, Chinatown ou Le locataire), il fait quelques apparitions. Mais jamais dans un rôle aussi long qu'ici, où d'ailleurs, il est plutôt bon, car plus d'une fois, le mur de contradictions que joue Depardieu le fait sortir de ses gonds. On entend même ce dernier chanter...
Si le face-à-face entre les deux est plutôt intéressant, on pense à Garde à vue, l'image à la Jeunet (période Delicatessen) a quand même vieillie, c'est limite si on a pas des objectifs déformants. Quant à la musique, signée Ennio Morricone, je la trouve quelconque. Mais au fond, c'est l'aspect curiosité qui prime ; on pense aussi à du théatre, dans le sens où on ne sort quasiment jamais de la maison glauque qui sert d'interrogatoire, et le plaisir de voir deux acteurs, qui ne collaboreront ni avant ni après, en faire des caisses.