9
le 15 mai 2020
SuivreMémoires de Sable
Zuydcoote. Ses dunes. Sa plage. Son air. Sa mémoire. Que reste-t-il aujourd’hui de cette histoire ? Un hôpital maritime encore en activité. Quelques épaves échouées. Quelques blockhaus engoncés dans...
Difficile de ne pas croire que Christopher Nolan n'ait pas été inspiré par Week-end à Zuydcoote quand le titre anglais du film est Week end in Dunkirk.Passée cette petite anecdote,rendons hommage à Henri Verneuil pour ce film multiple.Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est la façon dont le cinéaste raconte cet épisode alors méconnu de la deuxième guerre mondiale.A travers les yeux du personnage de Julien Maillat,le spectateur découvre l'étau de cette plage et la difficulté d'y survivre au jour le jour.Ce sergent enjoué,refusant de flancher va aussi se transformer suite à certaines rencontres douloureuses.Le génie du réalisateur,c'est de faire comprendre à travers des épisodes de vie simples,où l'angoisse des bombardements impromptus de l'armée allemande est permanente, que la vie peut basculer pour des civils ou des militaires au mauvais endroit au mauvais moment.Meme s'il y a des explosions,des balles qui fusent, la musique de Maurice Jarre ou les visages des personnages du film sont parfois plus éloquents. En rendant un film puissant dans sa sobriété,Verneuil trouve cette juste tonalité et aucune longueur ne touche l'ensemble.Remarquable pour un film de guerre.Au niveau interprétation,Jean Paul Belmondo joue sur tous les registres,du déconneur à l'homme blessé,et est bien épaulé par une galerie de seconds rôles aux petits oignons (Marielle,François Perier,Pierre Mondy entre autres). Le seul bémol,c'est Catherine Spaak, qui agace plus qu'elle ne marque.On a du mal à croire à ce rapprochement entre cette jeune femme capricieuse et ce soldat qui ne s'en laisse pas conter. L'incongruité de la guerre n'expliquant pas tout. Le dernier quart d'heure du film hésite à trancher et c'est habile.Comme pour suggérer que tout aurait pu arriver.En choisissant la tragédie, Verneuil épouse le climat de l'époque et refuse le happy-end qu'on lui aurait reproché.Le tact ultime pour faire de Week-end à Zuydcoote un film aucunement caricatural.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les grands espaces et Tout un cinéma en 2017
Créée
le 4 sept. 2017
Critique lue 359 fois
9
le 15 mai 2020
SuivreZuydcoote. Ses dunes. Sa plage. Son air. Sa mémoire. Que reste-t-il aujourd’hui de cette histoire ? Un hôpital maritime encore en activité. Quelques épaves échouées. Quelques blockhaus engoncés dans...
8
le 4 sept. 2017
SuivreA l'heure où le film de Nolan divise un peu les spectateurs, il est bon de revoir Week end à Zuydcoote, excellent film d'Henri Verneuil qu'il réussit comme souvent à rendre captivant tout en en...
7
le 12 juin 2018
SuivreLe récent Dunkerque aura eu le mérite de réactiver la mémoire de ce film français qui aborde exactement le même sujet, à savoir le reflux britannique sur le sol français suite à l’offensive ratée de...
8
le 13 oct. 2021
SuivreCe qui marque d’entrée dans Eiffel est la qualité des scènes d’époque du côté de Bordeaux où de Paris. Martin Bourboulon effectue une mise en scène épatante où chaque détail compte. Les extérieurs de...
7
le 14 déc. 2014
SuivreJe comprends mieux pourquoi nos voisins britanniques ont une affection si particulière pour Paddington.Ce petit ours péruvien et déraciné qui débarque à Londres a déjà un regard naïf mais pas tant...
7
le 7 févr. 2020
SuivreJesuislà est un film retors car les vingt premières minutes du film ne vous préparent volontairement pas à ce qui va suivre. En effet, le spectateur a tout juste le temps de se baigner dans la vie de...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème