Techniquement irréprochable cette suite capitalise, sans surprise ou audace, les acquis du premier opus sans le charme de la découverte avec beaucoup de redites et de motifs similaires : duo dysfonctionnel, intrigue policière pastiche des films noirs façon « Chinatown »,
faux gentil s’avérant être l’antagoniste,
message de tolérance dénonçant le communautarisme, le retour de Shakira…
L’intérêt est donc faible (on gratte à droite à gauche quelques références cinématographiques plus ou moins heureuses :
« Ratatouille » et « Babe » dans les bons points par exemple tandis que celui de « Shining » est vraiment forcé).
Le rythme frénétique tente de masquer ces carences en multipliant les rebondissements et séquences superflues (le monde des reptiles ou toute la sous-intrigue dans la centrale qui n’est qu’un des jalons pour atteindre poussivement la résolution finale) mais cela confère souvent à l’hystérie et au trop plein (ça crie en permanence et multiplie les trop nombreux personnages) ; d’où une durée 1h50 bien longuette et peu justifiée.
La prise de risque est donc minimale pour Disney mais cela semble hélas suffire au public peu exigeant qui lui a fait un triomphe surprenant (pour ne pas dire immérité).